September 23, 2008

Hi death!

I remember a few years ago I saw a series of black and white bookmarks staging several children characters dying in different circumstances. I remember each of them carries a sentences describing the scene. I can't remeber the sentences very well. It should be something like "B is for little Benny who got eaten by his dog."

Someone must be quite crooked to write something like that but the drawing was really beautiful.

Now, imagine:
- little Alfred of 4 years old disappearing in big waves under a violent typhoon
- little Maggie of 5 years old getting her little hand chopped by her mother
- little Regina of 3 years old falling into a washing machine turning at full speed
- little Roger of 4 years old jumping off his 40-storey

And thousands and thousands of little Chinese babies drinking melamine! Someone must be even more crooked in order to put such kind of substance into baby milk powder!

August 10, 2008

This blog is temporarily closed or inactive.
(I bloody have no time to write)

May 27, 2008

Personal note - Les Chinois indifférents...mais pourquoi?

Un extrait tiré d'un livre écrit dans les années 30, "La Chine et les Chinois" (My Country and My People), par un Chinois, sur les Chinois.

Il explique pourquoi les Chinois sont indifférents. Je ne suis pas forcément d'accord sur tout ce qu'il dit, mais il y a quand même des choses qui restent très vrais même aujourd'hui.

Qu'est-ce que tu en penses?



"Indifférence

Mais, si les Chinois n'ont pas d'égaux en matière de patience, ils sont encore bien plus renommés pour leur indifférence. C'est là encore, à mon avis, un produit du "milieu social". Il n'est pas de contraste plus significatif que celui qui existe entre les conseils de la mère de Tom Brown à son fils, au moment de s'en séparer, dans le classique anglais Tom Brown's school days: "Tiens la tête haute et réponds nettement" et les traditionnelles objurgations de la mère chinoise, recommandant au sien "de ne pas se mêler des affaires publiques". Il n'est pas étonnant qu'il en soit ainsi, dans une société où le droit individuel ne bénéficie d'aucune protection légale; l'indifférence est un gage de sécurité et possède un attrait que l'Occidental comprend mal.

Il ne nous semble pas que cette indifférence soit un trait naturel au peuple chinois, mais un produit conscient de sa culture, délibérément diffusé dans des circonstances spéciales par sa vieille et universelle sagesse. D'après Taine, le vice et la vertu seraient des produits, tout comme le sucre et le vitriol. Sans adopter une attitude aussi absolue, on peut toutefois souscrire à l'opinion générale, aux termes de laquelle une qualité est d'autant plus encouragée dans une société, qu'elle est communément considérée comme "appropriée", et qu'elle est de nature à y être admise comme faisant partie de l'existence.

Les Chinois s'adaptent à l'indifférence, de même que l'Anglais se sert de son parapluie, le climat politique paraissant toujours légèrement menaçant pour l'individu qui se hasarde un peu loin tout seul. en d'autres termes, l'indifférence a une "nette valeur de survie" en Chine. La jeunesse chinoise a, autant que toute autre, l'esprit "social" et les cerveaux échauffés ont autant le désir de se "mêler des affaires publiques" que ceux des autres pays. Mais à un moment donné entre la vingt-cinquième et la trentième année, elle devient "sage" et acquiert cette indifférence qui contribue pour une large part à sa maturité et à sa culture. Certains l'apprennent par leur intelligence innée, les autres se brûlent les doigts une ou deux fois. Les gens âgés ne jouent qu'à coup sûr, ils sont avisés, et savent quels avantages l'indifférence peut procurer dans une société où les droits individuels ne jouissent d'aucune garantie, et où il suffit de s'être brûlé les doigts une seule fois pour s'en souvenir.

La sécurité que procure l'indifférence s'explique suffisamment par l'absence de protection des droits privés: il est très dangereux pour l'individu de porter trop d'intérêt aux affaires publiques, "passe-temps d'oisifs", disons-nous. Lorsque deux de nos journalistes les plus audacieux, Shao P'iao P'ing et Lin Poshiu, furent, sans jugement aucun, fusillés en 1926 à Pékin, par un dictateur militaire mandchou, tous les autres journalistes se rendirent compte naturellement de la vertu de l'indifférence et devinrent "raisonnables". Les journalistes qui ont le plus de succès en Chine sont ceux qui n'ont pas d'opinions personnelles. Tels les hommes du monde chinois et les diplomates occidentaux, ils tirent vanité de ne point se compromettre, de n'avoir aucun jugement sur la vie en général et sur la question à l'ordre du jour en particulier. On peut être pénétré de l'intérêt général, lorsque le statut personnel bénéficie de certaines garanties, et qu'il suffit de ne pas tomber sous le coup de la loi contre la diffamation. Si toutefois des droits de cette nature ne sont pas protégés, notre instinct de conservation nous apprend que l'indifférence est la meilleure garantie constitutionnelle de notre liberté individuelle.

En d'autres termes, l'indifférence n'est pas une haute vertu morale, mais une attitude collective, rendue nécessaire par l'absence de garanties légales. Il y a là une forme de protection de soi-même qui se développe tout comme la carapace de la tortue."

--- "La Chine et les Chinois" Lin Yutang

May 24, 2008

Personal note - One Year

I was like this one year ago, in my little video.

May 22, 2008

Personal note - 水調歌頭 (Poésie chinoise)

" 明月幾時有?酒問青天。不知天上宮闕,今夕是何年。" ---- 蘇軾˙水調歌頭

Petite traduction de cet extrait:
"
Je lève mon verre vers le ciel. Depuis quand la lune existe-t-elle ? En quelle année sommes-nous dans le palais de la lune* ?"


C'est un poète du onzième siècle, l'époque où il n'y avait pas encore le IFC Building, Lan Kwai Fong, l'Internet, le McDo, the United States. Mais quelle vie menaient ces gens-là pour avoir une imagination pareille?

*Dans la mythologie ancienne, 3 jours chez les dieux au ciel équivalent mille années chez les humains!

Personal note - "Donne-moi une minute"

Petit texte écrit à la suite d'une journée speed, pour ceux qui ont une petite minute:

Donne-moi une minute pour que je m’assoie.
Donne-moi une minute pour que j’abandonne ce monde qui court si vite qu’il vide notre espoir.
Donne-moi une minute pour que je lève mon regard.
Donne-moi une minute pour que je puisse sentir ta fraîcheur.
Donne-moi une minute pour que je me souvienne que je suis heureuse.
Donne-moi une minute pour que je dise ma dernière phrase.

Donne-moi une minute, pour que tout se passe bien.

May 7, 2008

Personal note - Lonesome Traveler


J'avais toujours été fascinée par le titre de ce livre de Jack Kerouac sans vraiment le lire. Il y a deux jours j'ai pris le courage de lire l'un des chapitres, "Alone on a Mountainship" (Seul au Sommet d'une Montagne). J'ai lu de belles phrases qui nous disent à quel point la vie est simple:

"Aucun homme ne devrait achever son existence sans avoir connu une fois cette solitude saine, même si elle est ennuyeuse, dans un endroit désertique: on ne dépend plus que de soi et on apprend ainsi à connaître sa force véritable et cachée. - On apprend, par exemple, à manger quand on a faim et à dormir quand on a sommeil."


Et un peu d'humour:
"Parfois, à plein gosier, je lançais des questions aux rochers et aux arbres, au-dessus des gorges, ma voix modulait: "Quelle est la signification du vide?" La réponse était un silence total; et ainsi je savais."


May 4, 2008

Personal note - Marre des Meufs

Ne dites pas que je manque de profondeur. Mais j'adore celle-là: Marre des Meufs

Story A nr. 3

Non, l’homme sans divertissement n’est pas redevenu un être humain. Depuis 15 jours il est garé dans un énorme dépôt de voitures sur un terrain vague. Depuis 15 jours il repense à sa petite existence qui n’a malheureusement touché personne. ‘Seul dans le désert, je suis à l’abri de mes sentiments.’ Il se console de manière philosophique, la seule manière disponible.

Avant quand il s’ennuyait, il pouvait allumer la télé, se faire un thé ou marcher en rond dans son appartement. Maintenant tout ce qui lui reste est un corps composé d’un moteur et de toute une grande partie en métal avec des pièces détachées que même lui ne connaît pas.

15 jours sont passés dans une attente sans but ni fin. Le grand ciel est bleu et le soleil chaleureux sur cette prison sans borne. Il se met à réfléchir. Cinq minutes passent.

'Marrant, un taxi qui réfléchit…' Lâche-t-il enfin cette phrase sur un ton moqueur.

De loin, enfin la silhouette d’une jeune femme. L’homme sans divertissement la fixe, espérant qu’elle s’approche.

C’est Adeline.

Elle avance sur ce terrain vague en scannant les plaques des voitures des yeux et finit par trouver l’homme (taxi) sans divertissement. Un petit sourire fatigué et elle s’approche, ouvre la portière, s’assoit sur le siège du conducteur. Sans parole, les mains sur le volant, elle réfléchit. Lentement elle pose son front sur le volant et se met à sangloter.

May 1, 2008

Personal note - Pourquoi j'aime raconter des conneries


"Dire des idioties, de nos jours où tout le monde réfléchit profondément, c'est le seul moyen de prouver qu'on a une pensée libre et indépendante."

Little quiz: D'où sort cette citation?

April 30, 2008

Personal note - Jolis Objets




Grâce à mon travail comme interprète du chef déco sur le prochain film de Zabou, j'ai vu plein de jolis objets qui me touchent.


Des loupes, des vieilles photos et des petits objets......Un respect pour ceux qui nous ont précédés


"La vie n'était rien d'autre que ce filament illusoire qui nous reliait aux autres et nous donnait à croire que, le temps d'une existence que nous pensions essentielle, nous étions simplement quelque chose plutôt que rien."

- Jean-Paul Dubois, "Une Vie Française", 2004

April 29, 2008

Personal note - 緣是鏡中花,留在鏡中死

Sorry for not providing any English translation. It is just another wonderful Chinese lyric from Hong Kong: 身外情

Personal note - Blaise Pascal

Ce qui m'impressionne chez lui c'est qu'il arrive à "percer" le coeur des hommes, y compris ceux d'aujourd'hui: http://fr.wikiquote.org/wiki/Blaise_Pascal

Certaines d'entre elles sont balèzes:
"tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne pas savoir demeurer en repos dans une chambre."

"La dernière démarche de la raison est de reconnaître qu'il y a une infinité de choses qui la surpassent."

April 28, 2008

Story B no.2

Sunny afternoon.


Man Without Distraction is sitting alone on a bench in a garden in the heart of the city centre. Behind him is a big commercial building of 80 stories and in front of him, nothing. The package of the sandwiches that he had for lunch is crumbled into a ball on the bench. It does not move. Of course it does not move. “What if I’ve been making a big mistake since the beginning of my life without noticing it? What if I mistook myself for the person that I want to be but that I am not?” Man Without Distraction keeps on repeating it to himself in whisper, while staring at an empty point in front of him.


“What if……”


Something comes up in his mind. He tries very hard to put it into words.


“……What if life is an infinite series of illusions that we believe one after another?”


That could be true. Man Without Distraction has always been jumping from one illusion of happiness to another. When he was a kid he believed that by becoming a 16-year-old boy he would be able to hang out with friends, do what he likes and eat what he decides to eat. However, his only refuge from the merciless and disappointing reality when he was finally 16 was that he would be free from his mother’s control and free to decide what he wants to do by becoming 20.


Illusions develop. Illusions dissolve, break down, decompose, and develop again……


Marina’s disappearance.


The main reason that her absence becomes so present is the lack of emotional impact that it represents to Man Without Distraction. All it gives Man Without Distraction is a feeling of emptiness, not even the slightest trace of sadness.


Man Without Distraction stands up. He is now going to believe in his reality rather than an illusion of reality. He is now a brave, wonderful man.



(To be continued)

March 9, 2008

Story B no.1

Sometimes when Man without Distraction thinks back to his past, he wonders how dull and time consuming his days were.

He had his first girlfriend at 17 and quitted school at 19. He worked in a small department for the government during 6 years before changing to a private school teacher. He stopped planning for his future at 26 and started to feel happy at 28. Now, he is 32, single, living alone, enjoying a decent and stable salary and regularly goes out with his regular friends for a regular weekend drink.

“I stopped planning for my future”, said Man without Distraction to Marina, his first and only girlfriend. The next day, Marina packed all her belongings and went away without a word. She never came back. Man without Distraction can never figure out why Marina always looked for an “answer” for all of her questions. This need, which seems so mysterious to Man without Distraction, became bigger and bigger as Marina got older. Man without Distraction did not say a word during one week and pulled himself together for his new, single life.

Three months after this separation with Marina, Man without Distraction told a friend, during a weekend drink in a bar, that he was bored.


(to be continued)

March 4, 2008

Story A nr. 2



Hier on a fêté les 32 ans de l'homme sans divertissement. Mais à la fin de la soirée il est devenu un taxi bleu (il était un être humain comme toi et moi). Impossible d'expliquer ce qui lui est arrivé, il plonge dans un silence contemplatif que personne n'arrive à briser. Nous lui souhaitons un prompt rétablissement.
En même temps nous essayons de publier quelques photos d'enfance de l'homme sans divertissement dès que possible.

March 2, 2008

Story A nr. 1

L'homme sans divertissement était un enfant sans divertissement.

Il est né dans une ville où les loisirs sont considérés comme "inutiles". Il a passé toute son enfance enfermé dans l'angoisse de sa mère qui lui interdisait toutes sorties et tous loisirs. Il se souvient que la seule fois qu'il s'est vraiment éclaté, c'était lors de la fête d'anniversaire d'une camarade de l'école primaire, il s'est caché sous la table couverte d'une nappe rouge pour boire du café à l'abris de la surveillance de sa mère.

Quand cet enfant sans divertissement est devenu un homme sans divertissement, il se rend compte que cette absence de loisir lui a laissé une part vide dans son coeur, que tout ennui vient du fait qu'il ne connaisse pas le goût de "s'amuser", ni de "ne rien foutre", ni de "se reposer".

Ce vide, enraciné même dans l'existence de l'homme sans divertissement, est l'essentiel de toute sa solitude. S'il parvenait à en trouver la clé, pourrait-il le combler pour rattraper toutes ces années perdues à cause du souci de la productivité de tous ses actes ?